Ouverture du FESTIVAL DE CANE, le 11 novembre 2008 à ... .
Entre les joyeux carillons du 11 novembre 1918 et notre soirée du 11 novembre 2008, quatre vingt dix années se seront écoulées ...
A quelques jours du "Festival de Canes" que "Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque" organise chez notre ami Berho, j'ai une pensée très tendre pour le "Poilu" de la Grande Guerre que fut mon grand-père paternel. Sans réellement me rendre compte de la tragédie qu'il vécut en tant que médecin au cours de ces quatre années de guerre, j'adorais l'entendre "cancaner" sur sa vie dans les tranchées :
"- Les ennemis nous canardaient depuis une tranchée,
mais comme nous faisions la "cane" ils ne nous touchaient jamais
!!!"
Sans rien comprendre à toutes ces expressions, je trouvais cela très drôle !
Conscient de mon maigre vocabulaire, mon
grand-père m'autorisa à me servir de son dictionnaire, un Furetière du
XVIII°siècle . J’y trouvais le sens du verbe "Canarder" : "tirer
sur quelqu'un un coup d'arme à feu avec avantage et sans être vu, comme par une
guérite, une haie ! » et que l'on dit d'un homme qu'il fait la "cane" lorsqu'il
baisse la tête pour éviter un projectile... "à cause que les canes sont
si timides qu'elles baissent la tête en passant par une porte, quelque haute
qu'elle soit !"
Ces expressions et verbes aujourd'hui
désuets décrivaient joliment le quotidien de nos
ancêtres appelés sous les drapeaux pour défendre la Patrie et allonger la
liste des "Morts pour la France" sur les curieux monuments aux morts
de nos villes ou villages qui proclament parfois : "Debout
les morts !"
Revenons à nos canards, non pas le "barbotteur qui trempe toujours son bec dans la bourbe", ni le canard sauvage qui vole en troupe par ces temps d'automne et sent la poudre de très loin, mais le canard qui nous offre le meilleur des mets : son foie !
"Quand les canes vont aux champs,
Les premières passent devant,
Quand elles rentrent au couchant
Elles trouvent alléchant
D'être gavées aussi souvent ..."
ne chanterait pas Brigitte Bardot... qui n'a sans doute jamais croisé un canard cacardant joyeusement en se dandinant dans le plus beau des royaumes : le champ d’une ferme du Pays Basque.
Et vous, militants avertis, amateurs de beaux et bons produits, avez-vous déjà visité une ferme consacrée à l'élevage de canards gras ?
Non !!!
Alors, "Debout les vivants", réservez votre après-midi du 11 novembre et venez assister au "Festival de Cane" avant de terminer votre journée en "cancanant" à Saint-Palais ... sinon, je vous canarde ! pour vous inscrire cliquez ici
Bernard Carrère.
Commentaires